04/03/2003

La page est tournée


Tu m'as troublée et ma tête tu as faite tourner. J'aurais tant aimé soulager tes maux ne serait-ce qu'avec mes mots...
Tu as préféré ne pas t'abandonner, ne pas te mettre en danger...
Pourtant, le vrai danger, c'est de composer sa vie comme une oeuvre d'art: l'imagination n'écoute alors plus que sa propre poésie.


 

Je t'ai tout donné: à toi je me suis abandonnée...
Tu as tout pris puis tu t'es détourné, apeuré.
Il est cependant parfois préférable d'affronter, une fois dans sa vie, un danger que l'on craint, que de vivre dans le soin constant de l'éviter.

Tu t'es trompé et le tranchant des mots sur moi tu as alors choisis d'user.
Je rêvais de construction, tu as choisi la destruction: ma destruction. Mes ailes n'avaient pas la taille requise pour entrer au paradis, m'as-tu expliqué...
Banale histoire d'ange déchu !

Trahie, salie, les doutes m'ont insidieusement envahie... Eux ne me quitteront pas !
J'ai étouffé les gémissements, j'ai camouflé les larmes qui n'ont cessé de rouler.
J'ai joué le jeu, tu n'y auras vu que du feu.

Tu dis penser à mon coeur sans récompense: tu le voudrais rendre heureux...
Tu t'en veux: tu voudrais que je pardonne les mots mauvais. C'est en effet sur moi qu'en mots durs et sévères se libéraient tes colères...
Mais tu ne grondais et ne vitupérais que contre ton propre mal-être car c'est en réalité de ton insuffisance, que tu m'en veux !
Je crois bien en effet que ce que tu détestes en moi par dessus tout, c'est le mal que tu me fais alors que c'est toi seul que tu poursuis...

Enfantine, je fais bruire d'un rire clair et aérien l'ombre inquiète où tu respires. Tu n'aimes pas m'entendre rire. Je ris trop fort. Je ris trop tout court.
Dans la maison, lorsque je sème tant de clarté, je dois me suffire à moi-même. Or, il faut à ta sécurité que je sois plaintive, dolente et câline et que je me sente toute petite. Tu as besoin de me savoir faible et fragile. Tu m'aimes alors aussitôt beaucoup moins. Et tu es ainsi beaucoup plus tranquille...
Qu'il en soit ainsi !...
Si tu m'avais aimée et si je t'avais aimé, comme je t'aurais aimé !!

- "Ne me soumets pas à la remise en question mais délivre-moi du mal"...
- "J'ai fait de mon mieux, tu ne crois pas ? Est aujourd'hui venu le moment de penser un peu à moi..."

Tu fais celui qui ne comprend pas que ces 2 derniers posts te sont adressés... Quelle importance: je ne fais que passer...

Prends soin de ne pas chercher dans l'avenir à jamais retrouver le passé... Prends soin de penser plus à sa bouche, qu'au Baiser... Prends soin de penser plus à elle, qu'à l'Amour... Prends soin d'elle s'il te plaît...


16:58 Écrit par mulbante | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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