21/03/2003

[ Flashback, 1/2 ]

 
Après avoir dîné, elles se dirigèrent vers les ténèbres de ces lieux d'échange par excellence que sont le Métro et le RER parisiens.

Alors que proximité et promiscuité les appellent toutes les deux dans les boyaux du tunnel sombre, l'une d'entre elles doit se rendre à l'évidence: elle ne retrouve plus le ticket mensuel de la couleur de l'étrange. Il a dû se faufiler hors de sa poche...

Elle se contient, se maîtrise et réussit à faire bonne figure mais une question la taraude: avait-elle finalement passé une si agréable soirée que ça... ? Pourquoi la perte de ces 4 zones couchées sur du carton réussissait-elle en effet à la mettre dans un tel état de contrariété... ?
Le calme de la nuit recouvrit de son manteau de ténèbres cette soirée, sur un goût amer terminée.

Une journée de 8 heures s'ensuivit, attachée...
19.00 passées, de nouveau au sein de ses couleurs chaudes, rassurantes.
Consultation de ses messages téléphoniques: la voix d'un Christophe.
Dans le micro, Christophe s'adresse à elle: il a retrouvé sa carte orange !

Deux jours plus tard, RV est pris dans un bar choisi par Christophe "pour ses fauteuils 'club' si conviviaux" (NDLR: sièges en cuir dans lesquels on peut s'affaler, se donner des airs inspirés, tenter de refaire le monde tout en se persuadant qu'ainsi, on échange -unilatéralement s'entend !)

Commande d'un cocktail au nom ridicule. Qu'importe: on est dans Le Marais, près de Bastille...
***By the way, si d'aventure on vient à te demander le nom du dit-bar, pense à répondre -même si celui-ci t'échappe- qu'il est très hype...***

Christophe, en confiance, sirote son cocktail au nom ridicule, se raconte, se laisse aller; il donne sa vision des choses quand, soudain, la sentence tombe:
- "Pourquoi attend-on si souvent des autres qu'ils soient ce que l'on aimerait qu'ils soient ?

00:06 Écrit par mulbante | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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