16/09/2003

haima + rhagê


La couleur pourpre teinte sa couche depuis quelques jours: tandis que le mal le ronge, sa vie plonge.
Ses derniers sursauts de vie s'écoulent hors de lui, sanguinolents.
Quand le sang cesse enfin de couler, la vie l'a quitté: il s'en est allé. Apaisé ?
Aujourd'hui, le froid de l'hiver l'a engourdi: il s'est à jamais raidi.

Hémorragie de tristesse. J'aimerais tant, en cet instant, croire en la métempsychose...




23:19 Écrit par mulbante | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

:) La tristesse s'évanouit quand on y pense moins. Je te propose un petit jeu : qui suis-je?

Écrit par : Folie-de-mots | 17/09/2003

oui mais la tristesse ne s'estompe jamais car la douleur reste la même, même si elle devient moins présente et permanente. On apprend juste au jour le jour que la vie continue et qu'on doit intégrer cette nouvelle tristesse (quelqu'elle soit il n'y a pas d'échelle de valeur) dans un quotidien. Nier la tristesse n'est pas la solution, la ressasser c'est pire...

Écrit par : c | 17/09/2003

Réponses à C et à Folie de mots
C > merci pour tes mots. Il me faut "simplement" désormais les intégrer parfaitement pour apaiser mes maux...

Folie de mots > Qui tu es, je ne sais. Toujours est-il que ce que tu écris me plaît... Un bon début, non ? ;-)

Écrit par : mulb | 17/09/2003

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