18/01/2004

Que faire ?...


Le 9 juin 2003

 

Je crois que je fonctionne ainsi: je suis là, à l'écoute de ceux que j'aime, sans demi mesure. Ce que je me plais à attendre en retour (façon de parler qu'elle est même pas belle !) consiste en quelques pincées de leur temps aromatisées à l'honnêteté et à l'authenticité.

 

C'est lorsque ces aromates viennent à manquer que le bas blesse.

La situation ne fait qu'empirer quand Schmol (peut-on rêver plus beau pseudo, hein ?) ne me donne plus l'ombre de la queue d'un taon... Oups... je voulais dire l'ombre de la queue d'une once de son temps ! Sans parler du reste...

 

Je n'ai finalement plus les ingrédients nécessaires pour faire le plat du jour, le mien ;-)

 

A ultime déception, abandon.

Rapide conclusion: plus de concessions et ce, sans contrition !!

 

 

Le 27 août 2003

 

Je crois bien avoir perdu la notion du temps. Depuis combien de mois nos deux profils utilisateurs n’étaient-ils en effet pas entrés en contact ? Combien de mois m’ont-ils été nécessaires pour apaiser ma colère et ma rancœur à son encontre ?

Je ne sais pas, je ne sais plus.

 

Après de longs mois de silence imposé, j’ai pourtant choisi de lever « l’interdiction ».

Je ne sais pas ce qui m’y a poussée. Poussée à l’autoriser à me parler de nouveau.

Peut-être ai-je un instant souhaité m’être trompée, regretté mon emportement ? On commet en effet tous des faux pas. Qui peut se targuer de n’avoir jamais déçu qui que ce soit ? Pas moi.

 

Le constat est toutefois clair, sans appel.

La profondeur qui hier enveloppait ses propos semble s’être comme évaporée.

Le garçon intéressant voire attendrissant en compagnie duquel j’appréciais chaque instant, a laissé place à un être navrant voire désespérant, en tout cas exaspérant.

Sans substance ni consistance, il aime à se faire plaindre et préfère invoquer la fatalité plutôt que d’endosser ses responsabilités et d’assumer ses innombrables contradictions.

 

2 visions différentes de l’amitié: là où l’un prône l’éclatant voire l’éblouissant, en tout cas l’inconditionnel et l’inaltérable, l’autre aime à se fondre dans le diffus voire le confus, en liberté conditionnelle dans la dépendance à l’inexistence.

 

Notre apparente connivence a fait place à ma complète indifférence.

Prise de conscience à peine douloureuse.

 

Amitié fictive. Interdiction définitive.

Je suis sereine.

 

 

Aujourd’hui

 

Il a fallu que je parcoure mes archives pour me souvenir de la dernière fois où j’ai eu de ses nouvelles…

Je n’ai plus entendu parler de lui depuis environ 4 mois; j’étais alors certaine que plus jamais, il ne ferait parler de lui mais… je me trompais.

Il y a de cela quelques jours, il a confié à mon répondeur qu’il serait ravi de m’entendre, de me revoir aussi… Depuis, le douloureux souvenir d’une déception cuisante me hante…

 

Il m’avait pourtant, on ne peut plus clairement, expliqué combien je ne devais pas compter sur lui, combien il n’avait jamais su prendre soin des gens. Il ne s’est probablement jamais douté combien j’ai eu mal le soir où ses actes son venus appuyer ses dires, ce soir où j’aurais tant eu besoin de lui…

 

Il y a de cela un an, jour pour jour, nous étions si proches… Je ne pouvais alors concevoir de ne plus avoir régulièrement de ses nouvelles ! Puis, il y a eu ce fameux soir où je l’ai appelé... Nous n’avons pas eu l’occasion de reparler, par la suite, de ce qui s’est passé pour moi ce soir-là: je n’ai plus jamais réussi à éprouver envers lui autre chose que de la lassitude, de l’écoeurement, de la déception et de la rancœur… Dur verdict, je sais.

 

Mais, alors qu'il repointe le bout de son nez dans ma vie, je m’interroge, je ne sais pas, je ne sais plus… Qu’est-ce qui peut bien le pousser me rappeler, après 4 mois de parfaite inexistence, 4 longs mois d’absence ?...


17:32 Écrit par mulbante | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

si tu veux l'avis d'un imbécile... ... donc le mien, demandes le lui, dis lui tout cela, car si cela m'a ému, cela devrait l'émouvoir, peut être comprendra-t'il, mais toi, ne te pose pas trop de question, poses les lui. Trop de choses bêtes arrivent par les non-dits, les demi-mots et les demi-mesures, à drastique, drastique et demi, lances toi, rentre dedans au besoins, mais prépares toi, la vérité est parfois plus dure que la mensonge à entendre.

Et aussi : courage :-)

Écrit par : nikko | 18/01/2004

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