30/01/2004

Leiden


Ce soir, on lui a dit qu’au fond, elle était plutôt jolie. Qu'elle devrait par contre souligner un peu quelques-uns de ses traits, somme toute assez fins. Qu’il lui faudrait mettre plus en avant sa silhouette, donner une idée plus précise de ses formes. Mettre pour cela des tenues plus sexy. Qu’alors ainsi déguisée, elle serait un joli bout de femme qui ferait probablement des ravages auprès de la gente masculine…

 

Mais aujourd’hui, le papillon est devenu chenille. Une chenille qui rêve d’être à nouveau ce papillon, sous le charme duquel il avait littéralement succombé. Un papillon troublant mais dont le visage ne répondait, à bien y réfléchir, pas parfaitement à ses canons de beautés. Un papillon dont les ailes se sont avérées, après réflexion, ne pas avoir la taille requise pour entrer au paradis. Elle entend encore résonner son: « Désolé mais quand je te regarde, je ne vois pas l’ange auquel je rêve secrètement ». Les doutes l’ont alors envahie, sourdement, insidieusement. Les gémissements étouffés n’arrivent pas à faire que cessent de rouler les larmes qu'elle s'efforce de camoufler.

 

La jeune femme a finalement laissé place à une petite fille terrifiée. Une petite fille qui renie sa part de féminité. Une féminité qu’il a brisée, comme annihilée.

 

Elle souhaite aujourd’hui simplement être aimée pour ce qu’elle est et non pour ce qu’elle peut paraître. Alors, peut-être...



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Histoire inspirée de faits on ne peut plus réels…

 

Je me suis maintes fois posée la question de savoir ce qu'un homme (vraiment !) amoureux pouvait être capable de faire pour sa douce et voilà qu'un très bel élément de réponse m'est justement fourni, hier, lors d'une de nos sacro-saintes pauses-clopes:

 

Elle et Lui sont mariés depuis quelques années.

Lui, très amoureux, se met un jour en tête de la surprendre et de lui faire une surprise de taille. Souhaitant lui offrir un cadeau qui sorte de l'ordinaire et la touche profondément, il organise un voyage en amoureux, au Kenya.

 

Le lecteur anonyme:

- « Pourquoi le Kenya ? »

Mulb:

- « Parce que son film préféré est Out of Africa…»

 

Il s'occupe de tout, réserve les billets d'avion, déniche un hôtel douillet, proche du lieu où s'est déroulé le tournage de son film culte, et y réserve une chambre, non sans avoir au préalable appeler directement son patron pour lui prendre, à son insu, une semaine de vacances.

 

Dans l’avion les emmenant vers les lointaines contrées d’Afrique du Sud, elle lui glisse:

- « Merci beaucoup pour ce voyage inopiné au Kenya mais pour être parfaitement honnête avec toi, j’aurais sincèrement préféré que nous nous achetions un canapé à la place… »


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24/01/2004

Une âme sensible est un fatal présent du Ciel

 

Je ne le connais pour ainsi dire pas et je lui ai déjà pourtant découvert une immense qualité, une des plus belles à mon sens: la sensibilité.

 

Semblant comme crouler sous le poids de cette incroyable qualité, il vit sa sensibilité à fleur de peau comme un lourd fardeau et s’efforce de lutter contre ce qui fait aujourd’hui douloureusement saigner son cœur.

J’avais comme l’impression de voir ses blessures lorsqu’il m’en expliquait les effets douloureux et sournois. L’impression d’avoir été écorchée de la même façon…

 

Ces hommes qui passent pour être durs sont en réalité beaucoup plus sensibles que ceux dont on vante la sensibilité extravertie et expansive. Ils s’efforcent simplement de paraître durs parce que leur sensibilité, étant vraie, les fait souffrir. Loin de moi l’idée de les blâmer ! Il est en effet aujourd’hui tant de gens qui méprisent les être doués d’une sensibilité trop palpable…

Peut-être les gens s’évertuent-ils à mépriser la sensibilité de l’être, afin de tenter de réduire à néant la source de son génie ?

Ils font le choix de se taire, de ne pas entrer trop spontanément en communication avec cet éteignoir de tout enthousiasme et de toute sensibilité: les Autres.

Les Autres se méprennent très trop ? souvent et confondent, au gré du vent: sentiment et sentimentalisme, sentimentalité et sensibilité, sensibilité et sensiblerie.

 

Rester attentif. Oser s’approcher et tendre l’oreille. Ecouter. Des maux, de l’ombre d’impalpables ténèbres, on entend parfois résonner la passion...


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21/01/2004

Point à la ligne


J'aurais tant de choses à dire mais ne dispose pour cela que de trop peu de temps... Me serais-je d'ailleurs confiée le cas échéant ?

 

Sur les conseils du maje nikko** =), je l’ai finalement recontacté. Ce soir, je n'ai absolument plus rien à regretter. Plutôt cracher sur sa tombe ! Enfin, surtout sur celle de son frère. Bref...

 

Une page est en passe de se tourner. Dieu que j'ai hâte d'en apercevoir l'autre côté !... De connaître le contenu de la face jusqu'à présent restée cachée...

En attendant: toujours savoir qui je suis et être ce que je sais.

 

** http://www.u-blog.net/leblogdenikko



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18/01/2004

Que faire ?...


Le 9 juin 2003

 

Je crois que je fonctionne ainsi: je suis là, à l'écoute de ceux que j'aime, sans demi mesure. Ce que je me plais à attendre en retour (façon de parler qu'elle est même pas belle !) consiste en quelques pincées de leur temps aromatisées à l'honnêteté et à l'authenticité.

 

C'est lorsque ces aromates viennent à manquer que le bas blesse.

La situation ne fait qu'empirer quand Schmol (peut-on rêver plus beau pseudo, hein ?) ne me donne plus l'ombre de la queue d'un taon... Oups... je voulais dire l'ombre de la queue d'une once de son temps ! Sans parler du reste...

 

Je n'ai finalement plus les ingrédients nécessaires pour faire le plat du jour, le mien ;-)

 

A ultime déception, abandon.

Rapide conclusion: plus de concessions et ce, sans contrition !!

 

 

Le 27 août 2003

 

Je crois bien avoir perdu la notion du temps. Depuis combien de mois nos deux profils utilisateurs n’étaient-ils en effet pas entrés en contact ? Combien de mois m’ont-ils été nécessaires pour apaiser ma colère et ma rancœur à son encontre ?

Je ne sais pas, je ne sais plus.

 

Après de longs mois de silence imposé, j’ai pourtant choisi de lever « l’interdiction ».

Je ne sais pas ce qui m’y a poussée. Poussée à l’autoriser à me parler de nouveau.

Peut-être ai-je un instant souhaité m’être trompée, regretté mon emportement ? On commet en effet tous des faux pas. Qui peut se targuer de n’avoir jamais déçu qui que ce soit ? Pas moi.

 

Le constat est toutefois clair, sans appel.

La profondeur qui hier enveloppait ses propos semble s’être comme évaporée.

Le garçon intéressant voire attendrissant en compagnie duquel j’appréciais chaque instant, a laissé place à un être navrant voire désespérant, en tout cas exaspérant.

Sans substance ni consistance, il aime à se faire plaindre et préfère invoquer la fatalité plutôt que d’endosser ses responsabilités et d’assumer ses innombrables contradictions.

 

2 visions différentes de l’amitié: là où l’un prône l’éclatant voire l’éblouissant, en tout cas l’inconditionnel et l’inaltérable, l’autre aime à se fondre dans le diffus voire le confus, en liberté conditionnelle dans la dépendance à l’inexistence.

 

Notre apparente connivence a fait place à ma complète indifférence.

Prise de conscience à peine douloureuse.

 

Amitié fictive. Interdiction définitive.

Je suis sereine.

 

 

Aujourd’hui

 

Il a fallu que je parcoure mes archives pour me souvenir de la dernière fois où j’ai eu de ses nouvelles…

Je n’ai plus entendu parler de lui depuis environ 4 mois; j’étais alors certaine que plus jamais, il ne ferait parler de lui mais… je me trompais.

Il y a de cela quelques jours, il a confié à mon répondeur qu’il serait ravi de m’entendre, de me revoir aussi… Depuis, le douloureux souvenir d’une déception cuisante me hante…

 

Il m’avait pourtant, on ne peut plus clairement, expliqué combien je ne devais pas compter sur lui, combien il n’avait jamais su prendre soin des gens. Il ne s’est probablement jamais douté combien j’ai eu mal le soir où ses actes son venus appuyer ses dires, ce soir où j’aurais tant eu besoin de lui…

 

Il y a de cela un an, jour pour jour, nous étions si proches… Je ne pouvais alors concevoir de ne plus avoir régulièrement de ses nouvelles ! Puis, il y a eu ce fameux soir où je l’ai appelé... Nous n’avons pas eu l’occasion de reparler, par la suite, de ce qui s’est passé pour moi ce soir-là: je n’ai plus jamais réussi à éprouver envers lui autre chose que de la lassitude, de l’écoeurement, de la déception et de la rancœur… Dur verdict, je sais.

 

Mais, alors qu'il repointe le bout de son nez dans ma vie, je m’interroge, je ne sais pas, je ne sais plus… Qu’est-ce qui peut bien le pousser me rappeler, après 4 mois de parfaite inexistence, 4 longs mois d’absence ?...


17:32 Écrit par mulbante | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

13/01/2004

Que les choses soient dites !


La vitesse de la lumière étant supérieure à celle du son, il apparaît normal que beaucoup de gens paraissent brillants jusqu'à ce qu'ils l'ouvrent... Et ces gens là me gonflent d'une force, 'z'avez pas idée !!




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09/01/2004

Histoire d'un doux rêve réalisé...


Au réveil, les yeux encore embués des dernières vapeurs de la nuit, elle aperçoit la première neige descendre du ciel en innombrables flocons légers et paresseux, d'un blanc immaculé. A perte de vue, les arbres sont déjà poudrés de blanc: sans doute a-t-il neigé toute la nuit…

 

Sur les pistes de La Bresse, le froid glacial rougit son nez.

Le sol étoilé étincelle de mille feux sous quelques rayons de soleil timides. La neige est gracieuse et reluisante. Le vent chasse la neige des pentes et en recouvre les sentiers qui disparaissent sous un drap blanc.

Amateurs de sensations (très) fortes, ils dévalent ensemble les pistes de différentes couleurs offertes par la station. La sensation de maîtrise de la vitesse et du rythme dans une succession de virages rend le ski grisant et… fatigant ! Si le vin chaud n’existait pas, ‘faudrait l’inventer !!

 

Bientôt, le ciel gris et bas ne permettra aucun point de repère lointain. Presser le pas avant d’être surpris par les ténèbres.

Alors que la nuit ne tarde pas à recouvrir l’horizon de son manteau noir, les nuages conciliants autorisent une lune pâle à venir éclairer la route du retour vers le chalet. Des ombres se dessinent sur la neige tandis que les sapins dansent dans le vent.

 

Gemütliche soirée passée auprès d’un doux feu de cheminée.

Elle titille les bûches, les disposant de façon à obtenir un feu optimal [Sacrée elle, quand même hein !]. Tout d’abord, la flamme jaune vacille, soufflée par le vent qui refoule dans la cheminée, elle semble hésiter… Faible et tremblotante, la chaleur se dégage à mesure que les bûches crépitent dans l’âtre.

Puis, des langues de feu se mettent à lécher avec avidité les brindilles qui, très vite, rougissent de plaisir, se tordent langoureusement sous la caresse et fument de contentement avant de s'embraser de jouissance. La flamme monte enfin, comme aspirée dans l’âtre. 

 

Elle est littéralement fascinée par la danse langoureuse des flammes, comme hypnotisée par la braise, rougeoyant sourdement… Elle se laisse envahir par un rayonnement voluptueux, nimbant son corps de bien-être. Son corps s’abandonne aux délicieuses ondes de chaleur. lle oublie le monde extérieur et s’enferme dans un cocon douillet, la tête comme dans du coton…

Elle se tait et écoute la nuit. Tout est différent dans le noir, les sensations sont autres. Son cœur bat.

 

Echanges de sourires pétris de douceur et d’éclats de rire cristallins. Des doigts chauds caressent les pommettes de l'âme apaisée. Pourtant, bien qu’en excellente compagnie, la jeune femme se sent seule, seule avec une pointe de mélancolie.

 

- Sont-ce là les symptômes du spleen ?

- Le spleen du crépuscule sans doute…

 

Mais son esprit s'est détaché et vole déjà vers d'autres horizons...


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